novembre

Michel Guérin écrit au maire de Saint-Ellier, commune dont dépend Pontmain : « Vous comme moi, nous voulons la paix, l’union la plus intime dans la commune entière. Nous sommes plusieurs memebres et tous nous ne devons faire u’un seul corps et de même qu’une armée animée d’un bon esprit devient inexpugnable, il en sera ainsi de nous. Mais, messieurs, vous savez que la première chose pour conserver la paix, c’est l’impartialité la plus grande envers tous lorsqu’il s’agit de la justice. Renez, est-il écrit, à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Appuyé sur ce principe, permettez-moi de vous expliquer ma pensée : n’est-il pas juste que dorénavant nous participions au moins aux bienfaits comme nous participons aux charges de la commune ? Je m’en rapporte, messieurs, à votre conscience et à votre loyauté. »

Journal tome II de Michel Guérin