octobre

 

A plusieurs reprises, Michel Guéri se plaint auprès de son évêque de ce que les pauvres, dans notre société, seront toujours des laissés-pour-compte : « Nous n’obtenons rien au civil, nous sommes trop petits, et comme tels, mis de côté, tandis que d’autres reçoivent des sommes dont ils n’ont pas vraiment besoin. Ainsi va le monde. » « Qu’il est vrai, Monseigneur, que les petits sont et demeurent toujours petits. Il ne fait pas bon être petit ! Quoi qu’il en soit, nous n’abandonnerons pas notre église. Ce qu’il y a de certain, c’est que Dieu se sert de ce qu’il y a de plus faible, de plus vil, pour opérer quelquefois les plus grandes choses. Ah, faut-il que des gens obtiennent tout et d’autres rien ! Qu’il est bon de s’appuyer sur Dieu ! Qu’il est bon de confier au Seigneur plutôt que d’espérer dans les princes de la terre. »

Lettre à son évêque (8 décembre 1842 et 30 août 1853)